18 avril 2008
Zeitgeist

Accordez-vous 2 heures pour regarder ce passionant film qu'est Zeitgeist. Véritable guide de défense intellectuelle traitant du mensonge (bluffante première partie: la religion), des camés du contrôle (le 11 septembre et les évidences frappantes du complot), de l'argent (le pouvoir des banques fédérales, le fonctionnement de l'économie, les nepmen) et enfin du futur éventuelet terrifiant qui nous attend.
Très documenté, précis, malgré 10 premières minutes visuellement inintéressantes (fractales), ce film pourrait être vu comme d'abord destiné au peuple américain. Et puis au fil des minutes et du propos, l'universalité du message apparait et l'on peut vite fantasmer sur un équivalent français ou européen de la chose. Pas difficile par les temps qui courent.
La somme de travail est colossale, bénévole et totalement gratuite, téléchargement libre sur le site.
15 avril 2008
A brand new start of it...
Vite fait, un lien pour prolonger le précédent sujet : 11 septembre, entre réalité et fiction, analyse des affiches des films récents.
blog à conserver dans les favoris.
14 avril 2008
The American Nightmare

Ce que j’aime avec les américains, c’est que les pires moments de leur Histoire donnent systématiquement des films terrifiants et ambitieux . J’oserai à peine m’avancer en affirmant que cette vague post 11/9 – une mécanique maintenant bien huilée - est en passe de devenir meilleure que la production cinématographique issue de la guerre froide. Pour preuve les quatre films, les quatre dernières mandales que je me suis infligé à la suite et totalement par hasard, de force exponentielles à l’attente que j’avais de leurs auteurs et avec un nombre de points communs plus que conséquents.

D’abord
Cloverfield, film catastrophe ultra buzzifié dont je n’espérai pas grand-chose mais
qui ouvrit tout de même le bal des calottes.
New York - Une quarantaine de ses
amis et relations ont organisé chez Rob une fête en l'honneur de son départ
pour le Japon. Parmi eux, Hub, vidéaste d'un soir, chargé d'immortaliser
l'événement. La "party" bat son plein lorsqu'une violente secousse
ébranle soudain l'immeuble. Les invités se précipitent dans la rue où une foule
inquiète s'est rassemblée en quelques instants. Une ombre immense se profile
dans le ciel, un grondement sourd se fait entendre... et la tête de la Statue
de la Liberté s'effondre brutalement sur la chaussée. L'attaque du siècle vient
de commencer. Au petit matin, Manhattan ne sera plus qu'un champ de ruines...
Ce film comme les trois autres, n’est plus d’actualité, je ne m’attarderai pas sur une longue critique. Mise en scène habile, ultra contemporaine, et un thème intéressant : pourquoi, alors que le ciel nous tombe sur la tête, nous prenons le temps de laisser une trace testamentaire, sous forme de vidéo. Discours qui renvoie directement aux coups de fils des victimes des attentats du 11/9, aux vidéos des Marines coincés en Irak… Le héros du film n’est ni le monstre, ni le caméraman. C’est le film. C'est aussi le film le plus américain de ma liste: ici New-York est la représentation directe du monde, et le comportement de nos protagoniste reste typiquement (et comment en serait-il autrement ?) américain.

The Mist, de Frank Darabont
Tandis qu'une brume étrange semble envelopper une petite ville du
Maine, David Drayton et son jeune fils Billy se retrouvent pris au piège dans
un supermarché, en compagnie d'autres habitants terrorisés. David ne tarde pas
à s'apercevoir que le brouillard est peuplé d'inquiétantes créatures...
Leur seule chance à tous de s'en sortir consiste à s'unir. Mais est-ce possible
quand on connaît la nature humaine ? Alors que certains cèdent à la panique,
David se demande ce qui est le plus effrayant : les monstres qui rôdent dans la
brume ou ses semblables réfugiés dans le supermarché ?
Incroyable adaptation d’une nouvelle de Stephen King,
old school à souhait et permettant à son auteur de traiter la peur sous toutes ses formes
(primales, sociales, religieuses) jusqu’à tomber dans la flippe la plus
absolue. Le final atteint un sommet d'horreur pure rarement vue au cinéma, et
avec une telle sobriété dans sa mise en scène que nous frôlons simplement le génie. Et oui. Quelques
regards, le silence, un coup de massue.
Le
point commun entre The Mist et Cloverfield est donc l’indicible cher à
Lovecraft. Les créatures des deux films pourraient être de grands anciens
revenus sur terre, et gare à quiconque osera les observer entièrement. D’ailleurs,
les deux films fonctionnent sur le même moteur : l’évocation plutôt que l’affichage
complet du bestiaire.
Là
encore, le traumatisme et la peur des attentats ne sont pas niés : l’horreur
est issue de l’inconnu et aucun des deux films ne s’attarde à expliquer la
raison et la provenance de telles abérrations. C'est ainsi, le monde part en couille. Il faut vivre (ou plutôt survivre) avec. Point.

John
Rambo de Sylverster Stalone
John Rambo s'est retiré dans le nord de la Thaïlande, où il mène une
existence simple dans les montagnes et se tient à l'écart de la guerre civile
qui fait rage non loin de là, sur la frontière entre la Thaïlande et le
Myanmar. Il pêche et capture des serpents venimeux pour les vendre.
La violence du monde le rattrape lorsqu'un groupe de volontaires humanitaires
mené par Sarah et Michael Bennett vient le trouver pour qu'il les guide jusqu'à
un camp de réfugiés auquel ils veulent apporter une aide médicale et de la
nourriture. Rambo finit par accepter et leur fait remonter la rivière, vers
l'autre côté de la frontière.
Deux semaines plus tard, le pasteur Arthur Marsh lui apprend que les
volontaires ne sont pas revenus et que les ambassades refusent de l'aider à les
retrouver. Rambo sait mieux que personne ce qu'il faut faire dans ce genre de
situation.
Je vais
faire court, juste pour confirmer tout le bien qui a été dit sur ce film :
c’est nihiliste, radical, très très sale (mais c’est la guerre), habités par
des protagonistes autant archétypaux qu’hyper abstraits, ça lorgne
affectueusement et avec respect vers les plus craspecs des films d’exploitations
ritals des 70’s, c’est court, et on en ressort complètement lessivé, vidé.
A contrario
de beaucoup de monde, j’ajouterai juste que non, ce spectacle n’est pas
jouissif. En aucun cas. Il est douloureux, brutal et répugnant. Certainement
pas jouissif.
Le
lien entre le film et son contexte est ici clair et net. La face sombre de
Stalone (le coté pile Rocky, représentant le rêve américain) est de retour. Le
film est tout aussi cathartique que Cloverfield et la guerre n’a plus rien
du fun des 80’s. Le trauma viet namien est peut-être exorcicé, les USA sont toujours
en guerre.
Enfin, le coup de boule final (il y a quelques minutes à peine, toujours douloureux) : Bug de Friedkin. Véritable choc que ce film,
avec un final de 20 minutes particulièrement éprouvantes.
Agnès vit seule dans un motel désert. Elle est hantée par le souvenir de
son enfant, kidnappé plusieurs années auparavant, et redoute la visite de son
ex-mari, Jerry, un homme violent
récemment sorti de prison. Dans cet univers coupé du monde, Agnès s'attache peu
à peu à un vagabond excentrique, Peter. Leur relation tourne au cauchemar
lorsqu'ils découvrent de mystérieux insectes capables de s'introduire sous la
peau. Ensemble, ils vont devoir découvrir s'il s'agit d'une folie partagée ou
d'un secret d'Etat...
Ce
film aussi s’inscrit parfaitement dans son époque. L’échange final entre Peter
et Agnès, encourageant leurs parano respectives en énumérant tous les sujets
préférés des conspirationnistes de tout poils en est la preuve. (armée, expériences
génétiques, groupe Bildeberg…) c’est le terrifiant nouveau cauchemar américain.
Derniers points communs entres ces productions : chacune d'entre-elles (peut-être pas pour Cloverfield) offrent à leurs acteurs les rôles de leur vie : Thomas Jane dans The Mist, Ashley Judd se permettant un pétage de plombs des plus costauds en fin de Bug, ou Stalone au top du minimalisme.
Demain ou plus tard, je ferai un petit papier sur une mandale hors concours mais néanmoins solide: le No Country for Old Men des Coen Bros.
12 avril 2008
Look at that picture
Burroughs, Gysing, un film, cut up.
11 avril 2008
Désastres photoshopesques

C'est encore un moment de pure détente Geek que je vous propose ici, en visitant le blog Photoshop Disasters. L'auteur y recense, grâce aux contributions de ses lecteurs, les pires aberrations graphiques du moment, visibles sur le net, en couvertures de magazines ou sur les affiches de film.
Les commentaires très inspirés, participent à ce moment de franche rigolade. Exemples :
" When the Web 2.0 "shiny table" has filtered down to car ads, you know it's over. Perspective? Pah!".
Les mannequins perdent leurs nombrils, leurs tétons, sont dotées d'articulations supplémentaires, se font mutiler en une des magazines (voir la couv de GQ ci-dessus, la jambe droite)... Les perspectives les plus élémentaires sont baffouées, les reflets très à la mode depuis 2 ans sont en bout de course.
Symptomatique de l'époque : "J'ai un PC, j'ai photoshop. Super, je vais devenir graphiste".
Vaste débat, qui touche également l'audiovisuel, et qui me touche directement. Je n'ouvrirai cependant pas ce débat, et me contenterai de rire, mais alors très très fort !
10 avril 2008
Vraie Bonne Idée
j'ai reçu tout a l'heure ce mail dont j'adhère à 200% au propos. Je fais suivre, à ma petite échelle. Si l'idée vous botte, copiez, collez, et envoyez à un max de monde... car l'image de Charles serait particulièrement sympa à voir.
Salut! Je m'appelle Charles. Je ne suis ni un sportif, ni un homme politique ou militant.
Pourtant, je suis vraiment consterné par tout ce qui se passe en ce moment dans le monde autour des prochains JO à Pékin. Nos sociétés se divisent autour de cette question polémique : boycott or not boycott?
Les défenseurs de liberté, outrés par le régime totalitaire chinois et son attitude clairement provocatrice, ses mesures de répression au Tibet (tirs à balles réelles dans la foule admis par les autorités!), la torture des
opposants, le musèlement de l'information, j'en passe et des meilleures, prônent le boycott des JO pour montrer au monde que nous ne sommes ni dupes ni complices, et que les valeurs de l'olympisme ne devraient pas être corrompues et compromises par une attitude désinvolte des athlètes et des officiels. Dire à la
Chine un "NON" franc et massif.
Les athlètes, professionnels du sport, équipementiers, sportifs du canapé, ceux qui regardent les compétitions tous les 4 ans avec de l'admiration, de l'étonnement, de l'espoir, les sponsors, le CIO, les apolitiques, tous ceux qui pensent que le sport et la politique doivent être clairement différenciés, ceux-là sont outrés qu'on puisse vouloir leur gâcher cette fête qu'ils attendent depuis des années, la préparent pour beaucoup depuis quatre ans, voire huit ou dix, au prix d'efforts quotidiens, de sacrifices, tout pour ce jour magique, le
rêve olympique avec ses records, ses médailles, ses exploits, les audiences inégalées d'épreuves telles que le 100m, les enjeux économiques colossaux dont dépendent énormément de gens...
Ce débat et cette opposition me semblent tout-à-fait légitimes, et je comprends les points de vue des deux partis. Mais ces derniers jours, on a perdu absolument tout sens des proportions! Des milliers de policiers, CRS, camions, un dispositif qui dépasse ceux de protection de chefs d'état, pour encadrer le parcours de la flamme olympique...! Où est l'esprit de fraternité de l'olympisme là-dedans? Et de l'autre côté, des militants, opposés à ces JO, et qui sont prêts à tout pour empêcher la flamme d'arriver en Chine, quitte à insulter les
athlètes, leur cracher dessus, les menacer physiquement, faisant l'amalgame entre l'insupportable régime Chinois et des sportifs qui aimeraient simplement vivre leur rêve et qui ne pensent pas que boycotter les Jeux règlerait le moindre problème là-bas. On perd la tête, enfin!
Comment des officiels chinois peuvent-ils donner l'ordre à des policiers Français, représentants de nôtre République, de s'emparer d'un drapeau Tibétain brandi par un militant, et de le déchirer publiquement? Serions-nous, nous aussi, aux ordres du régime de Pékin?
Et pourquoi, sur une simple différence d'opinion sur les moyens à employer pour protester contre cette dictature capitaliste et son mépris flagrant et assumé pour les Droits de l'Homme, certains méprisent-ils les opposants au boycott, et les traitent-ils de complices de la Chine?
Et si on arrêtait cette folie? Si nous étions nous-mêmes assez fous pour oser croire qu'une "voie du milieu" peut exister? Je suis sans doute extrêmement naïf, mais une idée improbable m'a traversé l'esprit alors que j'étais consterné par la "guéguerre" que nous observons tous en e moment entre pro et anti boycott. Si, une fois sur place, les athlètes, tout en participant aux compétitions, décidaient de montrer à la face du monde que même si le CIO a accordé pour des motifs hautement politiques et économiques, et pas du tout humanistes, l'organisation des Jeux à la Chine, ça ne les engage pas à approuver ce qui se passe là-bas, ni à fermer les yeux? S'ils décidaient de "foutre le bordel"', en multipliant les coups d'éclat, les gestes de protestation, silencieux ou pas, les actions symboliques et spectaculaires qui montreraient à tous que NON, la Chine ne peut pas faire tout ce qu'elle veut et attendre du monde de hocher silencieusement la tête parce-qu'elle représente une puissance économique phénoménale? S'ils se mettaient d'accord pour que, dans CHAQUE épreuve, quelque chose condamne ce régime odieux?
Quand ces pensées (certainement trop idéalistes, je sais, mais bon...) m'ont traversé l'esprit, deux images se sont imposées à moi, dans ma mémoire et mon imaginaire. Le podium sur lequel deux athlètes, à Mexico, en 1968, avaient levé silencieusemnt un poing revêtu d'un gant noir (Tommie Smith et John Carlos) pour
protester contre le racisme aux Etats-Unis , l'Appartheid en Afrique du Sud, et le fait que les Noirs étaient traîtés comme des citoyens de seconde zone presque partout sur la planète. Quelle image forte, imprégnée dans l'inconscient collectif de plusieurs générations depuis! Personne ne l'a oubliée, même si certains ne savent plus exactement ce qu'elle signifiait. Est-ce que ça a réglé tous les problèmes? Il suffit de regarder le monde d'aujourd'hui pour se rendre compte que non, évidemment, mais cela a sans doute amené une certaine prise de conscience à une époque qui en avait besoin.
L'image qui a ensuite envahi mon imagination et qui ne l'a ensuite plus quittée depuis, c'est celle-ci. Pékin, cet été, un soir torride, la foule qui retient son souffle dans un stade immense, ainsi que des centaines de millions (voire des milliards) de téléspectateurs alors que le starter s'apprête à donner le départ de la finale du 100m... Les athlètes sont en position dans les starting-blocks, prêts à s'élancer comme des fusées qu'ils sont... La détonation résonne, et là... tous les coureurs se redressent, se donnent la main, et parcourent les
100m de la course en marchant, franchissant la ligne d'arrivée tous ensemble!!!
Le monde entier serait estomaqué! La Chine serait condamnée publiquement, devant toutes les caméras, sur toutes les chaînes du globe, pour son mépris envers les libertés fondamentales; et le sport ne serait plus son otage... Les autorités chinoises, forcées de diffuser les épreuves en direct, ne pourraient cacher cette protestation et cette condamnation à son peuple. Chaque Chinois pourrait voir que le cynisme, la cruauté et le musèlement de l'expression dans son pays ainsi que la terrible répression, ne laissent pas le reste du monde froid et indifférent.
Je sais bien que c'est un rêve fou qui m'a traversé l'esprit, mais je ne cesse de me dire "pourquoi pas, après tout"? Si, grâce à internet, je pouvais partager cette idée folle avec tous mes contacts, qui la partageraient à leur tour avec tous les leurs, et ainsi de suite? L'effet boule de neige pourrait-il faire que les athlètes eux-mêmes en entendraient parler en fin de compte, et pourraient envisager la question? Pas forcément sous cette forme, mais en se mettant d'accord pour au moins une action symbolique à chaque épreuve, et pas juste un badge tout petit, que personne ne verra? Ca, ce serait une vraie action intelligente, qui n'empêcherait pas les JO d'avoir lieu, mais qui permettrait aussi d'interpeller le monde entier, et le régime Chinois par la même occasion.
Voilà pourquoi je me suis lancé dans la rédaction de ce mail. Je n'ai pas pu m'en empêcher, même si je suis conscient que c'est sans doute futile et qu'il y a peu de chances que ça marche, parce que c'est ma seule manière d'essayer de faire quelque chose pour protester contre la folie du moment. Et qui sait, si vous êtes aussi naïfs que moi, et que vous prenez juste le temps de faire suivre ce mail à tous vos contacts, peut-être que l'idée pourrait enfler, s'enrichir, et se répandre comme une traînée de poudre? Je ne suis pas très fort pour internet, les pétitions, les blogs, tout ça, mais si quelqu'un tombe sur ce mail, apprécie l'idée, et met ses talents en action pour la relayer plus largement, quitte à la modifier, l'élargir, la renforcer, ce serait génial!!!
Alors, s'il vous plaît, aidez-moi à croire qu'on peut y arriver, et apportez votre petite piierre à l'édifice.
Merci à tous, d'abord d'avoir lu ce texte trop long et indigeste, et ensuite de bien vouloir le faire suivre!
Peace!
05 avril 2008
Anti Jeunes
Le Mosquito, ce petit boitier qui permet de faire fuir les jeunes en balançant des ultra sons , serait une invention anglaise.
Que Nenni ! En france, on a découvert ça il y a pas loin de 20 ans ! Et ça continue de faire des ravages...
Note ton entreprise

Très tendance les sites de notation. Après les profs, les avocats et les plombiers, voici Note ton Entreprise. Intéressant à consulter aussi bien pour un chômeur (avant d'envoyer sa lettre de motivation) que pour un patron souhaitant prendre la température de son entreprise.