28 mars 2008
In Girum...
1978, In Girum imus nocte et consumimur igni: nous tournons en rond dans la nuit et nous sommes dévorés par le feu.
Guy
Debord, sociologue théoricien révolutionnaire, fondateur du courant
situationniste est entre autres l’auteur de six films, réalisés entre
1952 et 1978 , qui ont posés les premières bases du détournement, a
savoir donner un autre sens a l'image.
Techniquement, il n'emploie
pas la méthode du doublage mais de la voix off sur des films
publicitaire insipide ou film hollywoodien des années 40/50.
La
théorie de Debord: après l'échec de toutes les révolutions
prolétariennes et la tendance du capitalisme moderne à devenir avant
tout une industrie du spectacle, seul le détournement du spectacle peut
vaincre le capitalisme. Il n'avait pas prévu que l'industrie du
spectacle intégrerait dans le spectacle lui-même son propre détournement
Fidèle a ses convictions, Debord interdira en 1984, la projection en salle ses films.
au début de son dernier film " in girum..." il commence par déstabiliser
le spectateur en lui renvoyant son propre reflet et en l'avertissant
qu'il ne trouvera au cinéma qu'un mensonge et non cette évasion qu'il était venu chercher.
Je ne ferai, dans ce film, aucune concession au public. Ainsi donc, au lieu d'ajouter un film à des milliers de films
quelconques, je préfère exposer ici pourquoi je ne ferai rien de tel.
Ceci revient à remplacer les aventures futiles que conte le cinéma par
un sujet important : moi-même.
Oui, je me flatte de faire un
film avec n’importe quoi; et je trouve plaisant que s’en plaignent
ceux qui ont laissé faire de toute leur vie n’importe quoi.
22 mars 2008
Detooned !
voici 2 créations de Pixeloo.
Un Mario et un Homer Simpson en vrai. Pixeloo travaille uniquement sur Photoshop CS2, utilise un paquet de masques et une Wacom Intuos.
24 heures de travail... le resultat est juste à couper le souffle !
21 mars 2008
Nous sommes vieux, nous sommes fiers

Premier jour du printemps, il neige. Malheur aux bourgeons précoces. Par un mystérieux hasard, la nature à planté le décors idéal pour l'écoute du dernier Portishead, groupe hivernal s'il en est.
On peut lire ici ou là que Third, Album attendu depuis 10 ans, ne comblera pas toutes les attentes, posera débat, aura vite des détracteurs par milliers. Certains déplorent que nous ne soyons pas face à un "Mezzanine",un "Homogenic", ou un "Ok Computer", comprendre par là, l'album de la consécration, l'usine à tubes.
C'est aller un peu vite en besogne et oublier que le groupe de Bristol est déjà passé par là avec Dummy et qu'ils souhaiteraient peut-être, si on leur permet, prendre d'autres directions ? C'est aussi une réaction un peu paradoxale: le consensus de la critique rock moderne étant de cracher sur le passé proche en général (et sur le trip hop en particulier), tout en déplorant que "non, décidément, rien n'est plus comme avant".
Malheur à Cure si "Disintegration" devait sortir aujourd'hui.
Third n'est pas un album facile, ni une usine à tubes. et rien que pour ça: merci. Comment pourrait-il en être autrement alors que de mélomanes avertis nous sommes devenus de misérables collectionneurs de fichiers mp3 à usage unique. Avoir third dans son disque dur, ce sera toujours hype, mais de là à l'écouter. Et plusieurs fois en plus. Mais vous vous rendez compte de l'effort que ça demande ?
En fait, ce n'est pas Portishead qui a pris 10 ans. C'est nous. Comparez l'écoute religieuse de Dummy en 98, dans une piaule enfumée remplis de potes et votre vaine tentative de concentration sur Machine Gun, Ipod en main tout en allant chercher les gosses à l'école...
(pardon si je suis un poil caricatural, mais pas plus à mon goût que les quelques-uns qui aligneront les signets pour se plaindre des geignements de Beth Gibbons, tout comme ils traitent Björk de cinglée après l'avoir portée aux nues, Tom York de gamin criard après avoir secrètement pleuré sur Karma Police.)
Third est un excellent disque de Portishead. Inconfortable car froid et massif. Un disque de colère. Je n'ai pas encore les paroles, je me demande ce qui met le groupe dans cet état. A plusieurs reprise j'ai pensé aux 60's, au Velvet.
Ci dessous 2 titres à écouter forcemment fort : l'angoissant Threads (très psychédélique, avec un final à coup de burin, douloureux), et l'envahissant et mécanique Machine Gun. Des titres hostiles, donc, qui resument bien selon moi la volonté du groupe de se retirer la lourde portée depuis 10 ans. D'autres titres ressortent du lot, comme le folk-electro The Rip (il y a du Nico en Beth Gibbons, et du Kraftwerk pas très loin) et We Carry On puissante onde rock electro qui mérite de pousser le volume et sacrifier un peu de notre vieille audition.
INFO SERVICE, IDF1...
...ou la revanche du contours biseauté.
Je me suis pas autant tordu de rire depuis longtemps. 7 Millions d'euros de budget, et un habillage fait sur studio 8. Moi je dis aux gens qui ont fait l'habillage : total respect, c'est le braquage du siècle, j'espère que vous vous êtes gavés! Vous risquez pas forcement de retrouver du taf là tout de suite, mais essayez plutôt là où ça recrute sans cesse, le bâtiment.
Quitte à travailler à la truelle...
(pour la musique, pareil : félicitation au jeune Kevin Kikoulol et son vieux bontempi. Comme quoi ça sert le solfège)
Bandes Annonces IDF1
envoyé par shaolanli
20 mars 2008
Tu le cherchais entier ?

Il est là... remixé mais bien là ! Et personnellement j'aime beaucoup, en tout cas au casque et très fort. Froid, , racé, peut-être pas encore assez dur à mon goût, surtout à l'arrivée du refrain. Mais on ressent bien la volonté d'envahir l'espace sonore. (à défaut d'envahir le decolleté, hein ?)
J'en posterai peut-être d'autres des morceaux en avance, dont quelques fuites du prochain album de Portishead (Third), qui parait-il, n'est franchement pas terrible.
(édit du 21 : Ben non, en fait il est très bien cet album !)
05 mars 2008
gary Gygax : zéro point de vie

Une feuille vierge, un crayon à papier et de quelques dés, voilà un amusement sans aucune limite à notre portée.
Des
heures, des jours, des années de loisir avec cette seule et
même arme: l'imagination. Quand j'ai commencé à jouer, nous avions de quoi
nous amuser pendant des mois à 5, 6 et plus encore, pour à peine 100 balles.
C'est grâce à lui que le JDR est né, c'est aussi un peu
grâce à lui que j'ai rencontré tant de personnes importantes pour moi
aujourd'hui...
C'est un personnage remarquable, éternel enfant (certains diront le premier vrai geek), qui nous a quitté ce Mardi.
Ernest Gary Gygax, né le 27 juillet 1938 à Chicago, décédé le 4 mars
2008, est surtout connu pour avoir coécrit avec Dave Arneson, et
co-publié avec Don Kaye, le premier (et le plus célèbre) jeu de rôle,
Donjons et Dragons (Dungeons & Dragons). Il est le père fondateur du jeu de rôle.
Le
premier jeu publié par Gygax fut Chainmail, un wargame avec figurines
inspiré du Seigneur des Anneaux et écrit avec Jeff Perren en 1966. Les
choix de ce jeu tactique devaient influencer durablement les jeux de
rôle.
Il fonda ensuite la compagnie Tactical studies rules (TSR)
et publia la première version de D&D en janvier 1974, ainsi que ses
notes de campagne dans le monde de Faucongris (Greyhawk, 1976, 1980,
1983). Il écrivit ensuite une nouvelle version plus avancée de D&D,
Advanced Dungeons & Dragons ou AD&D, entre 1977 et 1979, ainsi
que d'autres jeux de rôles (comme Boot Hill, l'adaptation western de
D&D en 1975)
Les dés ne servent qu'à faire du bruit derrière l'écran du maître.
E. Gary Gygax

